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JANUS      
..................................................................   Rapport de Gestion JANUS - 2013......................................................................................................+ 24,23%  


JANUS

Opérations 2014

Faq JANUS

Rapport de Gestion 2013

Opérations 2013

Rapport de Gestion 2012

Opérations 2012

Rapport de Gestion 2011

Opérations 2011


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JANUS 1/01/2011 31/12/2011 31/12/2012 31/12/2013
Capital début 10.000 - 10.000 10.000
Gains / Pertes - + 10,05 % + 18,41 % +24,23 %
Cumul Valeur 100 100 110,05 128,46 152,69
         
CAC 40        
Gains / Pertes - - 16,95 % + 15,23 % +17,96 %
Cumul Valeur 100 100 83,05 95,70

112,88


2013 est une année exceptionnelle pour Boursovision.

Non pas tant par la performance réalisée, qui est correcte mais sans plus pour JANUS, mais surtout par le bond en avant réalisé sur le plan informatique.

Nous suivons environ 250 valeurs, les plus importantes d’Euronext sur les places d’Amsterdam, Bruxelles et Paris.  Et jusqu’à présent, tout le travail de détection des valeurs intéressantes susceptibles de débuter une tendance était réalisé manuellement, tant concernant les analyses techniques que fondamentales. Il en résultait deux inconvénients. Outre une très importante charge de travail, répétitive de surcroît, il nous était difficile d’ouvrir les positions au moment adéquat, car les marchés s’emballent vite, et nous étions très souvent en retard.

C’est pourquoi nous avons décidé en avril 2013 d’informatiser une partie de notre processus de sélection des valeurs, pour alléger la charge de travail et être plus réactif.
Malheureusement, nous avons totalement sous-estimé le temps nécessaire à la réalisation de cet objectif. Car si la traduction de notre approche en langage informatique est déjà difficile en soi comme nous l’avons constaté, les phases de tests et de validation sont au moins aussi consommatrices de temps. Bref, nous avions prévu trois ou quatre mois, et nous en avons consacré huit !
Nos résultats s’en ressentent comme nous le verrons par la suite. Mais nous sommes très satisfaits des outils mis au point, qui devraient nous être d’une grande utilité dès 2014. Et nous sommes certains que nos performances seront nettement supérieures à celles des années précédentes, justifiant ainsi le temps et l’argent consacré à cet investissement.

Le Rapport de Gestion JANUS 2013 présente en premier l’évolution des marchés en 2013, avant d’analyser en détail les faits marquants et la performance réalisée au cours de l’année par Boursovision.


A / Evolution générale des marchés

Indéniablement, 2013 a été une bonne année pour les investisseurs, car la tendance a été globalement haussière, même si entrecoupée de brusques chutes. Le CAC 40 est passé de 3641,07 points au 31 décembre 2012 à 4295,95 points un an plus tard, soit une progression de 17,96 %.

On peut découper l’année 2013 en cinq phases, comme indiqué sur le graphe en jours.

  • La première est la poursuite de la hausse débutée en novembre 2012, qui court jusqu’en mai. Elle est erratique car traduisant les résultats contrastés publiés par les entreprises.
  • La baisse traditionnelle de mai et juin pour cause de distribution des dividendes matérialise la seconde phase. On notera que cette baisse s’est arrêtée sur un support solide à 3600 points, qu’il faudra surveiller en cas de baisse prononcée du CAC 40 à l’avenir.
 
  • Puis la tendance haussière a repris son cours de juillet à fin novembre. De notre point de vue, les politiques monétaires accommodantes suivies par les banques centrales sont le moteur principal de cette évolution, car pour un grand nombre d’entreprises, le climat des affaires en 2013 est très incertain et ne justifie pas un tel enthousiasme (20 % en cinq mois !).
  • Après un passage à vide d’un mois,
  • L’année s’est terminée par un dernier petit rallye, dire de respecter la tradition.



....................................................................................................Figure 1 _ Graphe en semaines

S’il y avait une phase à ne pas manquer, c’était bien la troisième de juillet à novembre. C’est pourtant ce que nous avons fait (mais pour une bonne cause…), d’où la modicité de nos résultats.

 

... ............................................................................................Figure 2 _ Graphe en jours

B / Perspectives 2014

Concernant 2014, n’étant pas devin, nous ne nous lancerons pas dans des prévisions par nature chimériques. Cependant, nous souhaitons attirer votre attention sur quatre éléments importants.

D’abord, plus de 45 % des 250 entreprises que nous suivons devraient annoncer en 2014 des chiffres d’affaires en baisse pour 2013. Difficile dans ces conditions de croire à un envol du marché.

En second lieu, beaucoup affirment, et d’autres s’interrogent, quant à savoir si le marché est surévalué ou non. Evidemment, comparé aux 6000 points des années 2000 et 2007, les 4300 points de ce début d’année 2014 ne semblent pas excessifs. Sur la base de notre échantillon de 250 valeurs, le ratio Price to Book, c’est-à-dire la Capitalisation divisée par les Fonds Propres, s’élève à 2,3. A priori donc, rien de déraisonnable. Cependant, on constate que beaucoup d’entreprises, suite à des acquisitions de sociétés, ont inscrit des goodwill à l’actif de leur bilan. Or, en l’absence de croissance au minimum des chiffres d’affaires, nous pensons que beaucoup de ces goodwill devraient être dépréciés, puisque ces acquisitions ne génèrent pas ou insuffisamment  de revenus pour les actionnaires, comme le confirme le ratio ROE, Return On Equity (Résultat Net / Fonds Propres) qui, toujours pour ce même échantillon, ressort à 4,5 % (donc inférieur aux 6 % généralement cités comme étant le taux moyen de rendement de la bourse sur le long terme). Une partie des goodwill déduite, le véritable ratio Price to Book est probablement plus proche de 3. Alors oui, nous pensons que le marché est surévalué compte tenu des résultats actuels.
C’est pourquoi nous ne serions pas surpris que le marché enregistre un sérieux  « trou d’air » en 2014, en redescendant justement vers les 3600 points évoqués précédemment, voire probablement plus bas, avant de reprendre une tendance haussière si le climat des affaires s’éclaircit en Europe. Cette baisse sera accentuée si la FED (banque centrale américaine) diminue ses achats de Bons du Trésor américain, ce qu’elle ne manquera pas de faire.

Ensuite, pour mémoire, nous vous rappelons la mécanique monétaire actuellement en place aux Etats Unis avec les implications pour les marchés d’actions, y compris en Europe.
Confronté à des déficits budgétaires récurrents importants (environ 680 milliards de dollars en 2013) et au remboursement d’une partie de la dette colossale accumulée depuis de nombreuses années, le gouvernement américain emprunte chaque mois en émettant des Bons du Trésor. Ces montants sont si importants qu’il existe un risque que ces Bons ne trouvent pas preneur compte tenu de doutes quant à la capacité des Etats Unis à pouvoir rembourser leurs dettes, ce que ne traduit pas les taux d’intérêt offerts, jugés trop bas.

C / Performances de JANUS en 2013

En 2013, Boursovision JANUS a réalisé une performance de 24,23 %, ce qui, compte tenu d’un indice de référence en hausse de 17,96 %, est une performance correcte mais sans plus. Ce résultat est principalement obtenu au cours du premier trimestre, car malheureusement, pour les raisons indiquées ci-dessus, nous avons raté la grande vague de hausse de juillet à novembre.

Nous avons effectué 15 opérations au total, soit 8 gagnantes (53%) et 7 perdantes (47%). Du fait du trop petit nombre d’opérations, il est difficile d’extraire des tendances de fond de ces statistiques. Bien sûr, nous sommes satisfaits qu’il y ait davantage de trades gagnants que de perdants, mais ces derniers ne devraient pas dépasser les 30 %. La moyenne des gains s’élève à 507,81 € par trade (8,46 % pour un investissement moyen en levier 3 de 6.000 €)  et la moyenne des pertes à 234,21 € (3,9 % de 6.000 €).
C’est en début d’année que nous avons enregistré notre plus grande série de gains, 2985,25 € en 6 opérations, et en fin d’année la plus grande série de pertes, 1103,50 € en 4 trades (drawdown de 11,03 % pour un compte de 10.000 €). Le rapport entre les gains revenant aux investisseurs (2.423,05 €) et les commissions versées au broker (930 €) est certes favorable aux premiers, mais insuffisamment (930 /2.423,05 = 38,38 %, contre 16,67 % en 2012).

 

 

 

Cliquer pour prendre connaissance des opérations réalisées
en 2013

 



Pour éviter que le gouvernement ne soit contraint d’augmenter les taux, ce qui accroîtrait la charge de la dette, et pour soutenir l’économie en attendant la reprise, la FED s’est engagée à acheter chaque mois 85 milliards de dollars, en imprimant des billets (soit 45 milliards de Bons du trésor et 40 milliards de créances liées à des dettes immobilières). C’est là le privilège d’une monnaie utilisée dans le monde entier.
En acquérant 540 milliards de dollars – 45 X 12 – la FED prend en charge 80 % de la nouvelle dette émise – 540 sur 680 - ce qui traduit bien le désintérêt des investisseurs. Mais cette facilité ne peut perdurer ad vitam aeternam, et la FED va devoir diminuer puis quasiment cesser ses achats de Bons.
Pour éviter de retomber dans le piège indiqué, c’est-à-dire l’augmentation des taux d’intérêt offerts pour placer les Bons, il n’existe que deux possibilités. Soit la croissance reprend, signifiant une hausse des impôts perçus et donc une réduction des déficits, soit de grandes masses de liquidités, à la recherche de placements plus sûrs, se déplacent et se portent vers les Bons du Trésor, évitant ainsi d’élever les taux d’intérêt. Bien sûr, les autorités jouent sur les deux tableaux.
Or, les marchés d’actions ont été très rentables en 2012 et 2013. Ramener l’incertitude sur ces marchés, donc le risque (qui se traduit par une plus grande volatilité des cours), c’est l’assurance qu’un grand nombre d’investisseurs se détourneront des actions (donc vendront) pour sauvegarder leur capital, en achetant des Bons du Trésor américains, considérés comme l’un des actifs les plus sûrs qui soient (l’éventualité d’un non-remboursement de la dette est alors totalement occulté).
Comme vous le comprenez, tout ceci repose sur une grande croyance. Gagner du temps, car demain, il fera beau, et tous les problèmes disparaîtront grâce à la croissance retrouvée.

Enfin, une bonne partie des liquidités prêtées aux banques par la FED s’est investie sur les marchés émergents à la recherche d’une meilleure rentabilité. Quand la FED diminuera ses soutiens, il est probable qu’une partie de ces capitaux quittera ces économies pour revenir vers des marchés peut être moins rentables mais plus sûrs. Il y a donc un risque non négligeable de voir les devises de certains pays émergents dévisser, et par contagion, les cours des sociétés américaines et européennes détenant des filiales dans ces pays accuser des baisses importantes. 2014 a des chances d’être une année « sportive ».

Nous ne pouvons que vous conseiller d’être très prudent, car les marchés d’actions en 2014 risquent fort d’être beaucoup plus volatiles, donc plus risqués, et moins rentables qu’en 2013.

 

 




Nous avons essuyé notre plus grosse perte sur Lexibook (-700 €) suite à l’annonce de résultats trimestriels décevants que la direction de l’entreprise n’avait pas anticipés. Quant à CGG, la baisse attendue de la rentabilité a fait chuter le titre, qui a perdu 40 % de sa valeur en 4 mois (de 20 € à moins de 12 € en janvier 2014).
A noter que cette société, dont l’Actif Net Comptable (ANC) est évalué à 26 € par action, présente à son actif des goodwill équivalents à près de 52 % des Fonds Propres (soit un ANC de 12,30 € goodwill déduits). Il est donc probable que le cours actuel donne une estimation plus cohérente de la valeur réelle de l’entreprise.


Autant le reconnaître, nous avons aussi quelques regrets. Celui de ne pas avoir racheté Peugeot début juillet, passé de 7 à 13 € en trois mois, alors que nous avions suivi l’action jusqu’au début 2013. Ou Alcatel-Lucent, passé de 1 à 3,4 € entre mai et décembre 2013, alors que cette action était dans notre viseur jusqu’à fin 2012. Nous nous sommes investi dans notre nouveau projet au point de totalement décrocher des marchés et de manquer de superbes opportunités.



Nos nouveaux outils de travail sont enfin opérationnels depuis janvier 2014, et nous sommes certains qu’ils nous aideront à améliorer nos performances tout au long de l’année 2014.
Nous vous remercions de nous suivre, et espérons que nos suggestions vous seront utiles.

Boursovision (J.C.)
Twitter : @Boursovision
Janvier 2014


 

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