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La baisse des marchés ne commence pas d’un seul coup, elle se fait progressivement, et il y a des signes qui ne trompent pas, en tout cas pour ceux qui regardent les graphes. C’est d’abord une remise en cause de la hausse. On constate que les cours, après avoir dessiné des sommets, marquent une phase de pause avec une légère baisse, puis qu’ils repartent à l’assaut des sommets précédents. Mais on sent bien que ces hausses deviennent laborieuses. Les pics n’arrivent pas toujours au niveau des sommets précédents, ou les dépassent mais sans grande conviction, les volumes faiblissent. On commence à deviner d’éventuelles figures chartistes de sommet, parmi les plus connues, c’est à dire l’épaule tête épaule, et le double sommets.
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Pour cette raison, les gérants doivent vendre une partie des titres détenus pour récupérer la liquidité nécessaire pour rembourser les sorties des fonds, et par là même, accentuent la chute des cours, en particulier des valeurs moyennes. C’est une spirale qui peut devenir infernale. Pour peu que certaines sociétés de gestion en manque de liquidités soient connues pour conserver une part significative du capital de certaines sociétés cotées, les autres institutionnels vont jouer la baisse de ces titres, sachant qu’un jour ou l’autre, les sociétés de gestion concernées devront vendre, et ainsi accélérer la chute des cours.
C’est cette absence d’acheteurs qui génère des jours de bourse exceptionnels durant lesquels les écarts sont les plus larges entre le plus haut de la session (souvent l’ouverture) et le plus bas, comme les 21 et 23 janvier, ou le 5 février 2008.
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A ce moment, peu de gens envisagent sérieusement que la tendance haussière des années précédentes puisse être terminée. Néanmoins, le doute s’installe, alimenté par un mélange de bonnes nouvelles relatives aux résultats futurs des entreprises cotées, et de mauvaises portant davantage sur des données plus macroéconomiques, telles la consommation des ménages en berne, la hausse du chômage, la création d’emplois qui s’essouffle, les indices de confiance qui flanchent, etc…C’est ce moment que choisissent ceux qui ont gardé de mauvais souvenirs des crises précédentes pour vendre leur portefeuille de titres, préférant rester liquide. |
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C’est exactement le scénario qui s’est déroulé en 2007. En 2007, beaucoup d’investisseurs qui ont conservé en mémoire la chute des marchés en 2000 et 2001 ont cette fois revendu leurs titres en août et septembre pour ne plus prendre le risque de perdre à nouveau leurs gains.
Il est important de comprendre deux phénomènes qui rendent plus difficile la prise de conscience que la tendance à la hausse poursuivie depuis plusieurs années est en panne, à défaut de s’être encore retournée. Le deuxième est plus pernicieux. Comme les cours commencent à être chahutés, les investisseurs revendent les valeurs moyennes et se portent acquéreur des grandes valeurs de la cote, jugées plus défensives, moins sujettes à une débandade. Ils suivent en cela les conseils donnés par de nombreux journaux financiers. La conséquence en est que le principal indice, le CAC 40, celui qui est le plus suivi mais ne portent que sur les 40 plus grosses capitalisations, donne l’impression que le marché dans son ensemble résiste bien à la baisse, alors que dans le même temps, ce sont les valeurs moyennes et petites qui souffrent. C’est pourquoi il est recommandé de suivre un indice plus global, comme le SBF 250 pour Paris, en plus du CAC 40, pour avoir davantage de recul sur l’évolution réelle du marché.
Mais la baisse ne s’arrête pas là, au contraire, elle s’accélère. La baisse s’accentue alors pour deux raisons. |
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